COUV CHAMPS DE SONS Web

Informations

  • Genre: : Récit d'enfance
  • Supports: : Papier
  • Pages: : 112
  • Format: : 14x23 cm
  • ISBN: : 9782371270206

CHAMPS DE SONS

Présentation de l'ouvrage

Emil Abossolo Mbo…

Vous êtes des millions à l’avoir vu à la télévision, au cinéma, au théâtre.

Il est le père Damien Mara dans Plus Belle La Vie, l’immortel Luther dans Highlander ; le général Adjunwa dans Hitman, le terrible Rufus dans Ezra ; l’implacable colonel Aboubacar dans Qui sème le vent, le député radical dans Africa Paradis ; le dynamique prof de sport dans Ma 6 T va craquer.

Et sur scène : il est le roi dans La Tragédie du roi Christophe jouée au Festival d’Avignon dans la cour d’honneur, et le spectre et l’oncle dans Hamlet, dans la mise en scène de Peter Brook…

Dans Champs de sons, Emil Abossolo Mbo invite le lecteur au coeur d’un récit débordant de vitalité, de rires, de poésie, en un bouillonnement de souvenirs d’enfance, incarnant tous les personnages, explorant tous les sentiments humains.

L’humour, la tendresse, la sagesse, l’humanisme hérités de son GPS – son Grand-Père Spirituel – le vieux Wintaka, représentant quelques-uns des secrets de cette facultés à passer d’un rôle à l’autre avec la même débordante vitalité.

Champs de sons est le récit d’une initiation par le maître-de-vie que vient perturber le maître d’école…

L’occasion de rire beaucoup et d’apprendre l’essentiel : vivre en harmonie avec soi-même.

À n’en pas douter, c’est en messager des vents qu’Emil nous transmet sa passion des autres et du monde.

Écoutez l’émission « L’Afrique enchantée » sur RADIO FRANCE :
http://www.franceinter.fr/emission-la-chronique-enjaillee-de-la-niece

Écoutez l’interview de Yvan Amar dans « La Danse des mots » sur RFI :
https://www.youtube.com/watch?v=chs0K7HQDig

Emil Abossolo Mbo

Emil Abossolo Mbo est né à la maternité de Mengong, un village du sud du Cameroun en pays bulu (prononcer boulou), d’où est issue sa lignée maternelle. Le bulu est une langue principalement parlée au Cameroun et le nom d’un peuple, apparenté aux Mfangs et aux Beti, implanté dans le centre et le sud du Cameroun. Le versant parternel de sa famille est originaire de Yaoundé au centre-sud du Cameroun. Une première géographie qui dessine un destin, celui d’un garçon né dans un paisible et charmant village dans la douceur du giron maternel qui distille en son cœur toute la tendresse du monde. Avant que la capitale du Cameroun, métaphore et réalité de l’autorité paternelle, ne forge l’homme… Un homme en équilibre, qui partage bientôt son existence avec dix frères et sœurs. « J’ai la chance rare d’appartenir à une famille au sein de laquelle j’ai appris cet alchimique secret de la construction des relations humaines : qu’une famille se reçoit, s’écoute, se cherche, se choisit, se construit, se consolide, s’entretient avec quête et soif d’amour, d’amitié, de compréhension, de partage, d’harmonie, comme foyer, source et ressource d’énergie » confie Emil, en grand frère. Pour filer l’image de l’autorité, la capitale, Yaoundé, est aussi le point de départ de sa scolarité, avec l’école primaire et le fameux « Ongola City » de Champs de sons. L’école départementale de garçons qu’il va fréquenter était déjà celle de son père et de plusieurs de ses oncles. La suite du parcours d’Emil Abossolo Mbo s’écrit à Buéa, une ville universitaire du sud-ouest du Cameroun, accolée à un volcan en activité, pendant que l’enseignement au lycée se fait en français et en anglais. Emil a-t-il tiré de cet environnement géographique et linguistique cette énorme énergie qui l’habite. Cette puissance de vie entièrement tournée vers les autres, vers le monde ? Emil, un volcan d’humanité ? Outre le français, l’anglais et l’espagnol, il parle le beti et trois de ses dialectes (beti angok, ewondo et bulu), et le fameux pidgin, langue originale, mélange délicieux d’anglais revisité, concassé, adapté, réadapté de français et de langues locales. À la clé de cet amour et maîtrise des langues locales et des langues d’ailleurs : une manière de dire l’universel à partir du singulier et de mettre les peuples en résonnance empathique. Emil, un volcan d’humanité ! Retour à Yaoundé, où sa décision est prise. La suite de son histoire il va l’écrire avec la meilleure arme qui soit pour partager ses valeurs auprès du plus grand nombre possible de personnes : le théâtre, qu’il choisit comme option pour sa licence de lettres et poursuit en France dans le cadre de sa maîtrise de lettres à Paris X Nanterre, puis en DEA à Paris XIII. « Étant entendu que ma véritable grande école, la véritable immense université où j’apprends le plus et le mieux, avec un intense bonheur, c’est la vie, les rencontres et le partage avec les autres humains. Le théâtre me permet de répéter, de ré-apprendre à bien comprendre, à digérer tout ce que j’ai ingéré ; tout ce par quoi et toutes celles et ceux par qui j’ai été aspiré, inspiré ; tout ce que j’ai respiré, la scène intérieure de mes contemplations, de mes réflexions. Le théâtre, le conte, la musique, les plateaux de cinéma, de télévision et tous les autres nombreux terrains de partage amplifient mon apprentissage de la vie. » En parallèle à sa scolarité, depuis le berceau jusqu’à ses 15 ans, Emil bénéficie abondamment des talents exceptionnels d’orateur, de conteur et de narrateur de son irremplaçable maître-de-vie et ami, son indispensable GPS (« Grand-Père Spirituel » comme il aime à le nommer) : le vieux Wintaka… Ses tantes : Elomo Marie, Jacqueline Obou’ou et sa grand-tante Mema Medjoo nourrissent aussi son cœur, son âme et son esprit de récits cosmogoniques, de légendes, de fables, d’histoires d’hommes et de femmes magnifiées par la force poétique, philosophique, humoristique et leur manière de porter, de rythmer, de sublimer, de structurer le récit et de l’adapter aux circonstances et aux événements. Et surtout cette manière unique d’inscrire tout cela au cœur de son propre souffle et de sa mémoire… C’est cette expérience polymorphe du dire des anciens qui constitue sa première école d’art de la gestion du souffle, du silence, du son, du verbe, du rire, de l’écoute, de la mémoire, du sens, des images, des mots et de tous leurs multiples pouvoirs ! « Viendra très vite ma propre soif de raconter, de rendre compte donc, de remettre en conte tout ce que j’ai ingéré, digéré, de faire prendre en compte, pour se rendre compte si ça compte ou pas, ce que j’ai vu, entendu, senti et surtout comment je le raconte…! Mon premier cercle d’écoute ? Ma famille : mère, père, frères et sœurs… qui sont attentifs et bienveillants, ce qui m’encourage à m’autoriser à cultiver amour, soif et besoin de dire et d’écouter, de comprendre pour mieux partager… » Dès l’école primaire, Emil obtient des prix de récitation et de rédaction ; l’art de raconter à l’oral et par écrit sème ses graines et plante ses racines dans son cœur. Dès l’âge de douze ans, chaque année, il joue un rôle dans une pièce du répertoire théâtral camerounais. À l’université, il plonge et s’immerge sans retenue au sein d’une troupe expérimentale de création d’un art ouvert, sans limite, avec le moins de frontières, de barrières et d’étiquettes possibles. Habités par les contes, l’écriture, les sketches, la chanson, la musique et le théâtre, les membres de cette joyeuse troupe portent le souffle de leurs explorations vers le public, partout où ils peuvent le rencontrer (domicile, fêtes, célébrations, bureaux…). Ce sont les beaux jours du Trio XYZ. En même temps, Emil travaille dans le théâtre universitaire de Yaoundé où il s’intéresse au répertoire théâtral plus classique. Le même bonheur et le même enthousiasme, doublés de rigueur et d’exigence, lui permettent de jouer dans des pièces du répertoire : Le regard du roi (adaptation d’une œuvre de l’écrivain guinéen Camarade Laye) ; Le testament du chien (de l’auteur brésilien Ariano Suasuna)… Et Guéido, pièce élaborée par un collectif d’écriture de quelques membres du théâtre universitaire. Des pièces de théâtre toutes mises en scène par Madame Jacqueline Leloup. En 1984, Emil Abossolo Mbo intègre pour deux années le Conservatoire national d’art dramatique de Paris, dans la classe de Daniel Mesguich. Suit un parcours foisonnant de comédien et d’acteur. Il joue le personnage du roi dans La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire, mise en scène par Jacques Nichet et jouée dans la cour d’honneur du Palais des papes en 1996, pour le 50e anniversaire du Festival d’Avignon. Il est à la fois le spectre du père et l’oncle du héros dans la tragédie d’Hamlet de William Shakespeare, mise en scène par Peter Brook. Si le théâtre et le cinéma vont lui permettre d’explorer toutes les temporalités, ils vont lui permettre aussi d’explorer une géographie du bout du monde. Il découvre Cape Town en Afrique du sud et le Mozambique pour le tournage du film Kennedy´s hirn ; le Burkina Faso pour le film Qui sème le vent et pour de la formation d’acteurs ; le Tchad pour le tournage du film Un homme qui crie ; le Kenya pour le tournage de The Young Indiana Jones chronicles et un stage de formation d’acteurs ; au Rwanda, tournage du film Ezra. La tournée d’Hamlet le mène en Suisse, en Italie, Pologne, Croatie, Espagne, Angleterre, Allemagne et Brésil. La présentation du film Si le vent soulève des sables de Marion Hansel le mène à Kerala en Inde du sud. L’Alceste d’Euripide, mise en scène par Jacques Nichet l’embarque en Belgique et en Espagne. D’autres pays s’ouvrent à ses yeux émerveillés par la rencontre avec l’altérité : la Centrafrique, le Congo Brazzaville, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Martinique, la Corse… Emil l’homme des cinq continents ! Si on lui demande sa couleur préférée pour compléter sa géobiographie, c’est encore d’enfance, de transmission et d’ultrasensibilité à la nature profonde des choses, qu’il s’agit, juste en lisière d’une grande spiritualité. En choisissant la couleur ocre dans toutes ses nuances, c’est au Cameroun de son enfance qu’il se rattache, en un poème… « Ma couleur préférée : l’ocre, les ocres… Couleur(s) de la terre de certaines régions d’Afrique Couleur(s) qui a (ont) pétri mes premiers pas, les contacts de mes pieds, mes mains, mon corps d’enfant et d’adolescent avec la terre, le sol en même temps que celui de ma tête de mes yeux, de mon regard, mes regards, mon voir, mon concevoir avec le ciel, les levers et les couchers de soleil l’ocre, les ocres sont de subtils et savants brassages toujours en imperceptibles mais très sensibles presque palpables mouvements de nuances de noir de rouge d’orange d’or de jaune de marron de beige de violet couleur de sève de soleil, de chaleur et de lumière, qui s’enracine, se mélange à la terre. ressourçant la terre et se ressourçant en elle… » Dans un virage du vécu, le mirage d’un autre monde s’est offert à Emil Abossolo Mbo avec le rôle inattendu de Damien dans le feuilleton Plus belle la vie. L’occasion d’un autre décor, d’une autre façon de regarder le monde et d’être regardé par lui. Une expérience enrichissante de plus dans le parcours éclectique de l’acteur et du comédien, où il goûte encore au plaisir de la notoriété télévisuelle, sans que les sirènes n’aient changé son cap. Et votre vie privée, Monsieur Emil Abossolo Mbo ? « Malgré une presque maladive pudeur et une naturelle réserve qui m’oblige à préserver ma vie privée loin, très loin, du tumulte bruyant indélicat - au point de quelques fois pouvoir devenir criminellement brutal - des cercles publics, j’aime à évoquer les relations d’un bonheur incommensurable que je partage avec le cercle intime de toutes celles et ceux (enfants et compagne) qui par leur inconditionnel amour me maintiennent indéfectiblement confiant en la vie. C’est grâce à ce cercle-là que mes qualificatifs d’acteur, de poète, d’écrivain, de conteur, de diseur, de chanteur sont d’abord, surtout et par-dessus tout, des outils pour rendre de plus en plus indéfectible cette quête et cette soif d’amour, de sérénité et d’harmonie à partager avec le plus grand nombre possible d’humains humains ! » La suite de l’aventure, c’est ici et maintenant, avec Champs de sons, un texte à sa mesure, qu’Emil va offrir au public, à tous les publics, pour transmettre sa dimension essentielle, et donner à espérer à tous qu’il est possible à chacune et à chacun de trouver sa propre voix et voie, pour réaliser sa vie en harmonie. Emil Abossolo Mbo, un homme de paix. Sylvie Darreau La Cheminante

2 Avis

  1. Sylvie - at - - répondre

    Un récit très jouissif au coeur de notre propre enfance et en partance pour le partage de belles valeurs humaines. Un récit indispensable pour vivre mieux ensemble. Une performance littéraire envoûtante. Que du bonheur !

  2. carthé - at - - répondre

    Les mots, les phrases, le rythme comme les vagues de l’océan, comme si vous vous trouviez au bord du rivage, les pieds ancrés dans le sable et puis soudain… cette envie de goûter l’eau salée, de vous laisser porter, d’être entraîné par le courant. L’auteur nous offre la force et la douceur des mots ; l’inventivité est au rendez-vous pour nous émouvoir, nous faire réfléchir sur le sens la vie, de nos vies. Et l’importance de l’enfance avec ses liens, ses découvertes déterminantes pour l’avenir.
    Merci à Emil Abossolo Mbo et aux éditions La Cheminante pour ce « Champs de sons » qui est aussi chant de vie !

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