COUV MAQUISARDS AVEC BANDEAU WEB

Informations

  • Genre: : Roman
  • Supports: : Livre
  • Pages: : 392
  • Format: : 14x19 cm
  • ISBN: : 9782371270220

Présentation de l'ouvrage

Les maquisards : un roman de Hemley Boum
GRAND PRIX D’AFRIQUE NOIRE

Ce roman Les maquisards de Hemley Boum est une bombe à retardement, un choc émotionnel inouï, un phare dans le nuit de la mémoire, une boussole pour l’avenir. Un roman qui révèle à travers une saga familiale bouleversante le rôle éminent du peuple bassa dans la libération du joug de la colonisation au Cameroun. Un pan caché de l’Histoire déployé dans un vécu de chair, de sang et d’amour, sans angélisme ni pathos. Conjuguer le passé au présent pour réenchanter la dignité humaine. Savoir d’où l’on vient et qui a forgé notre avenir. Les Maquisards de Hemley Boum symbolisent tous ceux qui paient le prix fort de notre liberté.

En même temps, il traverse l’âme en poussant le lecteur dans les retranchements de ses propres deuils, et espoirs en la suite de l’histoire, celle des personnages du roman, la sienne, la nôtre.

La généalogie de tous les personnages,
les références historiques de Hemley Boum,
un lexique bassa
et la petite-géobiographie de l’auteure
accompagnent ce livre-ressource traversé
par une force d’une incroyable énergie.

Les médias en parlent :

COUV JEUNE AFRIQUE HEMLEY BOUM LES MAQUISARDS

Dans Jeune Afrique, trois pages sur « Les Maquisards » qui révèle  notamment l’importance mémorielle du roman…
http://www.lacheminante.fr/article-sur-les-maquisards-de-hemley-boum-dans-lhebdomadaire-jeune-afrique/

LE POINT

Dans Le Point Afrique, Ralphanie Mwana Kongo signe l’article : « Avec Les Maquisards, la romancière camerounaise signe une ode au courage et à la liberté qu’elle inscrit dans l’histoire de son pays ».
http://afrique.lepoint.fr/culture/serie-litterature-vous-les-avez-manques-rattrapez-les-hemley-boum-10-08-2015-1955846_2256.php

LOGO L'OR DES LIVRES

Emmanuelle Caminade explore en profondeur la dimension historique des « Maquisards »
http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/2015/09/les-maquisards-de-hemley-boum.html

MAGAZINE AFRIQUE ASIE

Un très bel article de Luigi Elongui
http://www.lacheminante.fr/les-maquisards-de-hemley-boum-dans-le-magazine-afrique-asie/

Logo La Cause littéraire

Dans La Cause littéraire, très bel article du romancier Théo Ananissoh :
http://www.lacheminante.fr/la-cause-litteraire-theo-ananissoh-explore-les-maquisards-de-hemley-boum/

LOGO AMINA

Le Magazine AMINA, une remarquable interview de Raphanie Mwana Kongo :
http://www.lacheminante.fr/rentree-litteraire-ralphanie-mwana-kongo-interviewe-hemley-boum-sur-les-maquisards-dans-amina/

RFI.logo

Magnifique interview de Hemley Boum sur RFI
dans l’émission de Yvan Amar : « La Danse des mots »
https://www.youtube.com/watch?v=N-MtYzEcSjQ

LOGO TV5MONDE

Présentation dithyrambique du roman
d’Hemley Boum par Christian Eboulé sur
TV5MONDE Journal 7 jours sur la planète 
https://www.youtube.com/watch?v=iSs1XiskbHA
« Le meilleur roman que j’ai lu depuis 15 ans ! »

logo-site-africultures

AFRICULTURES Article d’Anne Boncadé
passionnée par Les Maquisards
http://www.lacheminante.fr/africultures-explore-les-maquisards-de-hemley-boum/

LOGO SUD OUEST DIMANCHE

SUD OUEST DIMANCHE Article de Séverine Guillemet
qui croise Conrad dans ce roman de Hemley Boum…
http://www.lacheminante.fr/les-maquisards-de-hemley-boum-roman-fortement-recommandee-par-sud-ouest-dimanche/

Chez GANGOUEUS
Mes lectures cosmopolites souvent, mes opinions parfois…

Chez Gangoueus, Les Maquisards, un roman qui fait penser à
« Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez !
http://gangoueus.blogspot.fr/2015/06/hemley-boum-les-maquisards.html

 

En route pour l’aventure, un extrait :

« Mpodol remonta la rivière, s’enfonça dans la forêt.
La nuit était tombée et les faibles rayons de la lune ne pénétraient pas la toiture des grands arbres. Cela lui était égal. Il connaissait chaque pousse, chaque arpent de cette terre. Il n’y avait pas au monde, un lieu où il se sentait plus en sécurité. Il s’y était réfugié de nombreuses fois au cours des dernières années, y revenait à chaque fois que les menaces habituelles devenaient plus précises. Lorsqu’un nouvel espion était détecté par ses propres infiltrés, un nouveau mercenaire en provenance de guinée, du Congo, ou d’un autre front où se livraient des luttes sanglantes et secrètes contre l’occupant, lancé à ses trousses. Il gagnait alors la forêt afin de continuer son combat sous la canopée protectrice. Ici, la nuit était d’un noir sans nuance. Cependant, la vie était là, presque envahissante, grouillante. »

 

Un long et magnifique poème offert aux « Maquisards » de Hemley Boum
par la photographe et poétesse Brigitte Costat Léardée :

C’est le cri de la plume d’Hemley
Qui crie, écrit, écrit, écrit
Des mots noirs sur papier blanc.
Sous les mots c’est le mystère,
Le mystère de la forêt…

« Ici , la nuit était d’un noir sans nuance. Cependant la vie était là, presque envahissante, grouillante. De temps à autre la lumière fugitive d’un essaim de lucioles éclairait un bout de feuille ? De tronc d’arbres ? D’animal ? Difficile de distinguer quoi que ce soit dans ce halo spectral. Le jour, la forêt était si possible encore plus irréelle. Le soleil perçait par endroit la végétation serrée, donnant l’impression que des projecteurs avaient été disposés à des points stratégiques afin d’offrir cet éclairage singulier à une scène d’origine du monde. »

C’est la forêt de la vie,
La forêt des maquisards

Qui font tourner les pages
D’une histoire en marche.
Je tire le fil de cette histoire
Tous les autres viennent à la suite.
Les liens se tissent
Forment la trame du récit
Où j’entre sur la pointe des pieds
Sans faire de bruit Pour ne pas déranger.
Je m’arrête devant la cabane secrète :

 » La petite cabane aux murs de terre battue et au toit fait de branchage tressés, était située dans une palmeraie depuis longtemps abandonnée. »

Qui est là ?
Je ne sais pas encore
Qui est là, ni qui
Ils sont
Mais je sais qu’Ils sont là !
Alors j’écoute ce que Hemley écrit :

« L’aube parut sans crier gare. L’instant précédent la forêt était obscure, avant même qu’il n’en prenne conscience, les couleurs lui sautaient au visage. Kaki sombre des feuilles pourrissantes couvrant le sol, châtain mordoré de celles à peine vieillies, brun noir des troncs d’arbres centenaires, vert d’eau des jeunes pousses, absinthe des plantes en contact avec la lumière, olive trouble de celles qui poussent dans l’ombre, rouge orgueilleux des immortelles amarantes, arc-en-ciel écrasé des orchidées épiphytes. La rosée matinale achevait de laver la végétation des miasmes de la nuit. Le cri des animaux avait sensiblement changé. Le règne des bêtes nocturnes s’achevait tandis que les autres s’éveillaient avec le soleil. Au loin un coq chanta, l’aboiement d’un chien lui répondit en écho. Il poussa la porte de l’abri, ses compagnons l’y attendaient comme convenu. »

Oui,
Ils sont là
Dans le secret des instants partagés
Et du temps qu’il leur reste à vivre
Ils revisitent leur enfance,
Vivent le temps présent
Voyagent dans l’avenir.
Il n’y a plus de temps
Plus assez de temps
Simplement un grand espace-temps
Qui contient tout ce qui est
Tout ce qui est là, Là-bas, plus loin, ailleurs
Tout ce qui les unit et les fait avancer
Vers un monde sans entraves
Un monde de liberté vraie
À retrouver vivante
Comme au premier jour.

J’entends le silence crisser.
Bruit de mes pas sur les feuilles mortes,
Trop mortes…
Et ce battement sourd
Est-ce le battement du tam-tam
Ou celui de mon cœur ?

Oui, je sais qu’Ils sont là, dedans et dehors
Ils ont revêtu les couleurs de la forêt,
Pour s’y fondre
Et danser les mots de la vie
Joie, douleur, amour, larmes, peurs, trahisons, départs, viols, guérisons, amitié…

J’attends que la porte s’ouvre
Le récit résiste à mon approche
Il ne veut pas se laisser prendre dans les filets
D’une compréhension trop simpliste
À fleur de peau…

Seul, le temps passe en courant à la recherche de..
Mais qui cherche t-il tandis qu’Hemley écrit ?
 » Le temps continuait de s’égrener au-dehors. Les animaux de jour avaient laissé la place aux nocturnes. La forêt, indifférente aux tourments des humains, continuait en toute sérénité de se conformer au cycle de la vie. »

J’entends le silence crier,
Des bulles de vie viennent crever
La page où Hemley écrit, écrit, décrit
Tous ces hommes, ces femmes, ces enfants
Qui sous sa plume s’animent
Et viennent enfin à ma rencontre

Ils luttent contre l’oppression, elle porte le visage du colon Pierre Le Gall.
Voici, M’dopol, Jeannette, Esta, Likak, Kundé, Mullé, Christine, Gérard, Thérèse, Joseph, Amos, Sœur Marie-Bernard…
Tous à la fois, père, mère, adultes, enfants, passeurs, âmes de la résistance.
Enfants, ils sont rois, roi de leurs souffrances.
Maternité, fécondité… femmes, elles sont souveraines,
Souverainement belles de ce qu’elles sont…
Destins croisés, sur le métier à tisser
Fils entremêlés, fils trop tôt coupés.
Il y a ceux qui parlent et ceux qui se taisent
Ceux qui transmettent ce qu’ils savent
De cette histoire murée dans l’oubli,
Trop vite enterrée avec ceux qui l’ont faite.

Transmettre, dire, écrire
Pour que l’histoire continue son chemin.

Le temps a pris son envol, pourtant au cœur de la forêt la porte de la cabane d’enfance reste ouverte. C’est elle qui abrite et protège, c’est vers elle qu’on retourne tout au bout, tout au bout du chemin…

« L’espoir est comme la forêt même. Dévastée par les inondations, brûlée par des incendies, elle se nourrit de ses décombres, renaît et refleurit au plus petit rayon de soleil. »

Brigitte Costa-Léardée à Fontenay-sous-Bois en mai 2015

Hemley Boum

Après une maîtrise en sciences sociales à l’Université Catholique d’Afrique Centrale à Yaoundé et un troisième cycle de Commerce Extérieur à Lille, puis un DESS de Marketing et Qualité à l’Ecole Supérieure de Lille, Hemley Boum travaille 7 ans au Cameroun. Elle vit à présent en France. Son premier roman, Le clan des femmes a remporté un succès d'estime relativement important : plus de 3000 exemplaires vendus.

8 Avis

  1. jupille michel - at - - répondre

    Cameroun 1948-1958.
    10 années de lutte pour l’indépendance à travers la figure emblématique du leader de l’UPC ( Union des Populations du Cameroun ), Ruben Um Nyobé surnommé Mdopol ( le sauveur ) dont l’assassinat le 13 septembre 1958 aura autant de répercussion historique que le meurtre de Lumumba le 17 janvier 1961.
    Hemley Boum nous fait partager la vie de ces partisans de la liberté avec une écriture juste, digne et sensible qui valorise les maquisardes.

    Plus qu’un roman, cet écrit se situe pour moi dans la lignée de l’incontournable histoire d’Okonkwo de Chinua Achebe pour tout lecteur du monde qui se respecte.

    Michel
    Librairie Les Sandales d’Empédocle
    95 grande rue
    25000 BESANCON

  2. Carthé - at - - répondre

    Ce roman nous embarque dès les premières pages dans l’histoire d’une mémoire, celle d’un pays, le Cameroun et nous fait réfléchir sur le pouvoir, l’amour, l’amitié, la haine et le pardon, la révolte et la soumission. Car encore une fois, l’auteure observe à la loupe les sentiments complexes des hommes.
    Des personnages attachants face à l’histoire où se joue la liberté d’un peuple. Des hommes et des femmes mesurant leur histoire intime, leur vie personnelle au devenir de leur pays.
    Un schéma au début du livre, nous est offert, sorte d’arbre généalogique, qui nous rend actifs et en s’y référant au cours de la lecture et nous permet d’entrer plus encore dans la psychologie des personnages.
    Jusqu’au bout, un roman saisissant.
    Alors, comme pour son second roman, « Si d’aimer », nous attendons le troisième avec impatience !
    Anne-Marie

  3. Laure Boyer - at - - répondre

    D’entrée de jeu, Les Maquisards séduisent par le graphisme de leur couverture: feuillages de forêt design, chant et beauté, comme un rempart d’épines, un maquis très secret. Quelle préfiguration !
    Et l’on découvre peu à peu la force de ce très beau roman porté par le désir de Vivre et de Dire de ce peuple Bassa, par leur révolte et leur complicité permettant enfin d’ouvrir une brèche dans le rempart de la colonisation.
    Histoire de familles, de générations, figures emblématiques de militantisme. C’est un très grand roman dont le souffle nous dit bien les violences souterraines subies depuis longtemps et la sublimation de l’écriture en fait un objet d’art.
    Femmes, nous sommes sans doute particulièrement touchées par la finesse des relations et celles des transmissions d’une génération à l’autre.
    Hemley Boum nous rappelle, avec intelligence et lucidité, le prix à payer de la Liberté et nous offre ce tableau vivant d’un combat quotidien qui nous ramène vers la vie.

  4. Marie-Hélène - at - - répondre

    Magnifique histoire de générations. Hemley Boum, une fois de plus nous fait
    partager tous les sentiments de ses personnages. Fascinant du début
    à la fin où nous sommes pris par un tourbillon d’émotions.
    Merci Hemley pour ce magnifique roman. Nous attendons avec impatience le troisième.
    Marie-Hélène

  5. Silas - at - - répondre

    Un livre dont on peut extraire un film.
    C’est vivant et on a presque l’impression de vivre les situations comme les personnages du livre. Vous commencez a le lire et vous allez au bout…
    De la belle ouvrage, une belle leçon d’histoire pour ceux qui ont un peu de mal par le biais des documents conventionnels et éducatifs (quand ils existent sur ce sujet brûlant).
    A mettre entre toutes les mains.

  6. Laurence Campos - at - - répondre

    Je viens de le terminer ce très beau roman historique mêlant fiction et réalité. J’ai appris beaucoup sur l’histoire du Cameroun. Très bien écrit, c’est passionnant, je recommande !

  7. Béatrice - at - - répondre

    Je partage tous les avis déjà donnés.

    Une Histoire qui ne peut laisser indifférent. Comment des besoins fondamentaux tels que le respect de l’autre et la liberté d’être ont été bafoués par notre société occidentale qui porte une lourde responsabilité sur ce qu’il advient des iniquités dans le monde. Une histoire qui nous touche, chacun, dans notre chair. Plongés au cœur d’une noble cause. Invitation à la résistance face à toutes les ignominies.
    Merci à Hemley Boum pour ce partage profond offrant une trace dans nos mémoires.

  8. Carthé Anne-Marie - at - - répondre

    Félicitations pour le grand prix Afrique ! Prix mérité ! Lisez sans modération ! L’auteure a une belle écriture, forte. Quand on termine l’ouvrage, les personnages nous habitent, l’Histoire nous poursuit et nous donne à réfléchir.
    Merci à Hemley Boum, aux éditions La Cheminante, à Sylvie Darreau pour les valeurs qu’elles portent, pour leur engagement.
    Amitié vive.

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