couv-marche-de-l'homme

Informations

  • Genre: : Conte poétique
  • Supports: : Livre papier
  • Pages: : 80
  • Format: : 11x18 cm
  • ISBN: : 9782371270459

La marche de l’Homme

Edition: La Cheminante. | Collection: .

Présentation de l'ouvrage

Il était une fois, l’Homme…
Histoire du premier pas de l’homme ou de la femme
qui s’est levé(e) et a marché pour la première fois de l’humanité.
Conte de la création à l’état naissant sous la plume harmonieuse
de Brigitte Costa-Léardée – la Paroleuse – qui  invite à poursuivre l’aventure.
Histoire de la vie qui suit son chemin obstinément, silencieusement,
en gardant la trace de nos pas.
Y souffle un chant tellurique et solaire qui transmet
la force de rester debout et de continuer à marcher… Ensemble.
En écho, y résonne une des sources d’inspiration de la conteuse :
l’âme et le rythme de la biguine et de la flûte des Mornes
de La Martinique.

4 de COUV LA MARCHE DE L'HOMME DE BRIGITTE COSTAT LEARDEE

 

 

PETITE GÉOBIOGRAPHIE DE BRIGITTE COSTA-LÉARDÉE

« Je me rends compte de la précision avec laquelle la vie nous donne les rendez-vous que nous n’avions pas prévus…
Et je sais de source sûre, que nos vies, la mienne, les vôtres, les nôtres, les autres, toutes les vies sont des romans avant même d’avoir été écrits.
L’essentiel n’est pas de «  faire  » mais d’ «  être  » et d’accomplir ce pour quoi nous sommes venus sur cette terre, c’est-à-dire notre légende personnelle. »
C’est ainsi que Brigitte Costa-Léardée – «  la Paroleuse  » – comme elle se nomme elle-même, donne d’emblée voix à la singularité de chacun.
Une ouverture au monde impulsée par une naissance dans un milieu modeste qui l’oblige très jeune à s’extirper d’un destin tout tracé pour trouver sa propre voie.
Hyères-les-Palmiers où elle voit le jour distille en elle la musicalité de l’accent chantant provençal, love dans son cœur la chaleur bienveillante de la Méditerranée et l’appel aux voyages.
Le nom de famille de sa mère « Massabo » indique de probables origines italiennes avec dans le mythe familial paternel la présence d’un Oncle d’Amérique fondateur d’une ligne de bateau la « Costa Line »… La Provence, l’Italie, l’Amérique sont déjà promesse d’un ailleurs qui ne tarde pas à s’imposer à elle.
À onze ans, au lieu de quitter l’école pour entrer en apprentissage, elle trouve un travail dans une épicerie du bord de mer pendant toutes les vacances pour pouvoir se payer les livres pour son entrée en 6e. Tout au long de sa scolarité, elle travaille ainsi pendant toutes les vacances jusqu’à l’obtention de son BAC série A. Un chemin de labeur qui lui fait préférer, à ses vingt ans, la sécurité de l’emploi. Elle devient employée de la Sécurité Sociale.
En parallèle, un premier rendez-vous l’attend avec les mots, les mots salvateurs, les mots partageurs, les mots humains : le théâtre toque à la porte de sa vie et pour la vie, sous plusieurs formes, qui ne vont pas tarder à advenir. Elle intègre une troupe jouant sur les places publiques, dans les villes et villages, dans les collèges et les lycées. Sous les planches, résonne la voix de Molière, comme un souffle de vie, compagnon de route de tous les troubadours.
Les années 68 passant par là, elle quitte la Sécurité Sociale pour une vie de paysanne-bergère puis aide-cuisinière en Savoie pour atterrir en région parisienne où elle va devenir animatrice spécialisée et enseignante dans les domaines du théâtre et de l’écriture. Dix ans après avoir quitté le lycée, elle reprend ses études et obtient une licence de littérature à l’Université de Paris VIII.
En 1986, fait unique en France, la ville de Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne l’embauche comme conteuse et lectrice à haute voix par l’intermédiaire de sa médiathèque qui venait d’être inaugurée. Elle fait profession d’un talent certainement hérité de son arrière-grand-mère qui était une excellente conteuse.
2000 est l’année d’une nécessaire réorientation de sa vie avec la montée en puissance des nouvelles technologies et d’internet. Nouveau défi pour la Paroleuse : continuer de subjuguer le jeune public en enrichissant le conte de techniques numériques et d’images en mouvement sans perdre la force de l’imaginaire.
Nouveau détour studieux par l’Université Paris VIII cette fois, avec à la clé un Master Professionnel de Créations et d’Éditions Numériques. Au conte qui entretient un rapport étroit à l’écriture, s’était déjà arrimé un regard photographique. Trois forces créatrices, comme autant de couleurs complémentaires, « qui racontent à leur manière ce qui vaut la peine d’être raconté ».
Ce qui l’intéresse dans la photographie, comme dans toutes les formes d’art de la parole et de l’écrit qu’elle aborde, c’est l’Humain, et notamment « les visages qui sont les plus merveilleux paysages du monde » ainsi que les mains destinées à la créativité et la rencontre.
Son credo : révéler l’âme humaine dans l’authenticité de sa vie intérieure.
Même quête du côté de la parole et du conte, où l’accompagnement musical est venu naturellement, invitant ses mots à dialoguer avec le langage des sons. Un premier spectacle « Paroles de concert » ouvre ce champ artistique, lequel ne la quitte plus depuis. Sororité et fraternité se déploient sur scène avec des musiciens comme Matthieu Balvet, Matthieu Bresch, Philippe Calandre, Natacha Pianko, Hélène Bas, François Cotinaud, Atissou Loko, Kalimat, Max Cilla…
La rencontre fondatrice avec la pianiste Laurence de Sève est à l’origine de La Marche de l’Homme à partir d’une exploration des « trous noirs et du mystère de la création »…
Mystère de la rencontre aussi : le 13 novembre 1981, en disant « Oui » au musicien Martiniquais Ernest Léardée, chef d’orchestre et compositeur, « Le Père de la Biguine en France », elle accepte de l’accompagner malgré leur grande différence d’âge et de transmettre ce qu’il lui dirait. Par lui, elle entre de plain pied au cœur de l’âme antillaise, lui ouvrant un nouvel horizon totalement en phase avec le chemin déjà parcouru.
Une page plus loin dans sa vie, elle rencontre Max Cilla « Le Père de la Flûte des Mornes de Martinique ».
Alors que la musique d’Ernest Léardée se jouait sur des instruments tels que la clarinette, le violoncelle, le saxophone et la batterie, et était d’inspiration citadine, la musique de Max Cilla inspirée par l’oralité rurale, transcende la tradition et fait danser l’âme avec sa flûte des Mornes.
Deux styles de musiques complémentaires qui reflètent, chacune à leur manière, cette âme antillaise. Deux rencontres « porte-bonheur » d’une vie qui chante la beauté humaine.
On n’a pas finit d’écouter la Paroleuse-photographe passionnée Brigitte Costa-Léardée et d’entrer dans le monde artistique multicolore qu’elle déploie au quotidien sous nos regards émerveillés de grands enfants.
Nos silences qui ponctuent le conte disent la profondeur de son dire.
Sylvie Darreau
La Cheminante

 

2 Avis

  1. Carthé - at - - répondre

    Le texte commence par :
    « Il est petit tout petit petit
    C’est un homme debout…  »
    Et nous prenons conscience dès les premiers mots de notre fragilité et de notre force. Les mots poétiques, puissants dans leur simplicité, nous prennent par la main pour revivre ce qui nous a échappé avant de venir au monde.
    « Rien n’était vu ou à voir puisque rien ni personne n’était là pour y voir. »
    L’auteur devient notre guide apaisant, nous fait prendre conscience de l’étendue infinie de la vie. Elle nous fait relativiser les embûches de notre existence, « nous sommes si petits »!
    Anne-Marie

  2. Jean-Louis Lesbordes - at - - répondre

    « La marche de l’Homme » est un magnifique conte fondateur avec l’élégance du Petit Prince .
    « En ce temps-là je mis plumes et poils, fourrures, duvets, écailles je fus tigré, uni, rayé, tacheté, moucheté, chamarré… »
    C’est beau et simple, limpide comme de l’eau de roche, rafraîchissant…
    Et l’homme avança . Il dut laisser parfois sa peau accrochée aux épines mais il avança , « la peur aux trousses » laissant derrière lui les morts… Pour écrire la page blanche de l’humanité.
    Cette légèreté, cette vie d’avant la vie sont douces, lumineuse, pleine d’espoir.
    Vive les poètes !

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