Mère mon Algérie, roman populaire

Informations

  • Genre: : Roman
  • Supports: : Papier
  • Pages: : 160 pages
  • Format: : 14x19 cm
  • ISBN: : 9782371270299

Mère, mon Algérie de Anne-Marie Carthé

Présentation de l'ouvrage

Quatrième de couverture :
Premier roman de la poétesse et plasticienne Anne-Marie Carthé, Mère, mon Algérie sonde les attaches affectives profondes avec son pays d’origine l’Algérie, où trois générations ont vécu en terre aimée. Elle invente une biographie à sa mère qui lui permet d’explorer au quotidien la convivance fraternelle des communautés musulmane, juive et chrétienne, formant un peuple riche de ses valeurs amicales et familiales.
Tout en délicatesse et dans une plume proustienne s’écrivent les moindres soubresauts d’un bonheur en construction, la vibration poétique de l’instant, la passion de la couture qu’avait sa mère, son goût de la nature et des autres.
Un attachement indéfectible à un terroir de partage, juste avant la naissance de sa fille unique, marquée par les premiers troubles, la guerre, puis l’exil.
Huit ans et seulement une poupée en main pour entrer dans l’avenir…

Extraits :

« Les mots de la langue maternelle sont-ils traduisibles ? Ils sont notre peau, l’iris de nos yeux, le cœur de nos émotions les plus intimes, les liens de nos racines même lointaines. Dans ce pays qui m’a vu naître, le castillan s’est chamarré du valencien et du dialecte oranais, offrant à mes oreilles une musique unique, généreuse, qui me parle comme aucune autre langue ne peut me parler. Je l’écoute comme aucune autre langue. J’aime ses faiblesses, ses imperfections. Elle est comme la nature humaine, jamais parfaite, mais elle est mienne. »

« C’est au bout du chemin empierré que s’offre à mes yeux Mazouna, blottie dans son écrin de verdure. Je tiens mes bagages d’une main et de l’autre mon chapeau de paille à large bord,  le vent se lève, soulève la poussière. Les parfums capiteux des orangers et des citronniers exhalent les jardins et enchantent mon cœur.  Nous sommes début septembre. Le soleil encore ardent oblige les habitants à rester dans les habitations ou dans les cours intérieures agrémentées d’un bassin. J’ai hâte de rencontrer la population, de lier connaissance. »
« Une imposante table de travail en chêne massif occupe la pièce, sur laquelle sont rangés des rouleaux de différentes sortes de tissus: dentelle, batiste, coton, percale, satin, soie, grande rose. Posées en son centre, des boîtes d’aiguilles et d’épingles, des paires de ciseaux spéciaux pour les travaux de couture et des petites paires dites « ciseaux à broder ». Dans un bocal en verre, des dés à coudre divers. Une forte odeur d’encaustique se dégage. Elle se mélange à celle de l’apprêt des textiles. Un rai de lumière capture les fines poussières qui s’élèvent et tourbillonnent lorsque les tissus sont manipulés. Des boutons irisés scintillent, fixés par dix sur des cartons bleus ordonnés par taille, dans une boîte métallique. Entre deux fenêtres, une grande armoire toute simple. Sur ses étagères des écheveaux et des bobines de soie d’Alger utilisés dans les travaux de tricot pour remplacer la laine, du coton perlé aux couleurs tendres, du fil d’Irlande lustré pour la confection des dentelles et des pelotes de ganse arabe qui ne détord pas et fait un ouvrage net dans l’exécution de la dentelle Macramé. »

PORTRAIT ARBRE D'ANNE-MARIE CARTHE

En savoir plus sur l’auteure plasticienne et poétesse Anne-Marie Carthé : 
http://carthe.jimdo.com/

Les couvertures de La Cheminante réalisées par Anne-Marie Carthé :

Lire Assia Djebar, ouvrage collectif dirigé par Amel Chaouati.

Couv Gabriel Okoundji, poètes des deux fleuves

Couv Paroles d'auteurs de Nathalie Philippe

Lamia Berrada-Berca est l'auteur du roman Une même nuit nous attend tous

 

 

Anne-Marie Carthé

Anne-Marie Carthé est née en Algérie à Sidi Bel-Abbès. Son grand-père maternel y était né en 1891. Sa grand-mère maternelle, née en Espagne à Elche, arrive en Algérie âgée d’à peine trois mois. Sur le versant paternel, son grand-père est né à Saramon dans le Gers, sa grand-mère à Saint-Nicolas-de-la-Grave dans le Tarn-et-Garonne. Et au final la filiation de trois générations est bien là avec son père né à Mostaganem et sa mère à Sidi Bel-Abbès. Une sorte de polarisation scelle le destin de cette famille à Sidi Bel-Abbès, même si d’autres villes et villages algériens, l’Espagne et le Sud-Ouest de la France y ont leur place. Un destin familial brisé en route et dont le souvenir vivra plus vrai que nature dans le cœur, l’âme et l’esprit de ses survivants. Avant la chute de l’histoire algérienne de cette famille comme tant d’autres, Anne-Marie Carthé a pu saisir la fulgurance de la beauté du monde, engranger la simplicité du présent et les idées altruistes de ses parents enseignants. Une géographie qui offre un chant polyphonique entre le valencien, le castillan, l’oranais et le français où s’arrime un multiculturalisme entre communautés musulmane, juive et chrétienne. Puis soudain, entre les fleurs, les bombes. Incompréhensibles. Basculement du plaisir du vivre-ensemble sur le versant sombre et nocturne de la vie : la guerre. Après de trop longs mois d’angoisse, ses parents demandent à Anne-Marie – huit ans – de choisir l’objet qu’elle souhaite emporter. Sa poupée est du voyage. Amie, sœur, confidente. Le survol de la Méditerranée aimée et trop tôt quittée est une larme inscrite dans le cœur, qui va mettre plus de cinquante ans à se libérer. Son père qui aimait peindre et dessiner, lui transmet sa passion. Inscrite à l’école ABC de dessin puis, adolescente, à l’école universelle de dessin, elle gagne des concours encourageants. Un baccalauréat arts plastiques à Bayonne la propulse vers l’École des beaux-arts de Toulouse où après cinq d’études elle obtient le Diplôme national des beaux-arts – option design et architecture d’intérieur. Son mémoire porte sur la création d’un objet industriel : une pince télescopique et ergonomique préhensile à système hydraulique, servant à ramasser ou tenir des objets allant jusqu’à un kilo. Cet objet à pour objectif de rendre plus autonome les personnes en fauteuil roulant. Création symbolique… Les bombes d’Algérie ayant emporté quelques bras, jambes et autres membres de corps innocents. Symbolique aussi le destin de cette pince : l’industriel qui fabrique son prototype en déposera le brevet sans se soucier de sa conceptrice. Anne-Marie Carthé doit trouver va voix et sa voie ailleurs. Elle poursuit son chemin en architecture, agencement intérieur, création de mobilier. Cette spécialisation non plus n’est pas anodine. (Re) création d’intérieur ?... (Re)création de mobilier ?... L’architecture, cette discipline qui permet de (re)construire le monde, son nid… Elle ouvre son propre bureau d’étude à Anglet, puis à Oloron-Sainte-Marie. Après Sidi Bel-Abbès, son second port d’attache le plus important s’écrit aussi en trois mots… En se posant enfin quelque part, se joue un retour au point de départ de sa vie en France : un retour au père. Le père enseignant et passionné par la peinture et le dessin. Protection et transmission, quand l’Algérie, maternelle, a trahi. Anne-Marie change de cap professionnel, obtient son Capes et devient enseignante puis conseillère pédagogique en arts plastiques dans l’éducation nationale. Ici une autre transmission est en jeu. Celle du père et de la mère. La laïcité chérie comme a été chéri le multiculturalisme de l’Algérie des classes moyennes. Celle des valeurs familiales et amicales partageables entre tous, même si parfois, et de plus en plus souvent, montaient des inégalités flagrantes. On se souvient du père enseignant d’Assia Djebar recevant des lots de chaussures d’hiver de la métropole destinés exclusivement à ses élèves d’origine française, et donc pas à sa fille, au demeurant seule fille de sa classe. Les Algériens – des enfants en l’occurrence – n’étaient donc pas Français dans cette Algérie française ?... Cette interrogation et cette conscience ont permis à Anne-Marie de ne pas sombrer dans le ressentiment. Riche du récit familial des liens amicaux indéfectibles tissés pendant soixante-quinze ans — trois générations, Anne-Marie a conservé et développé en elle ce chant polyphonique et multiculturel. Elle se marie, offre au monde deux garçons. Enseigne vingt ans. Toute une construction du bonheur pour faire face au risque de la mélancolie qui guette toujours l’exilée. Cependant, c’est incontestablement l’art qui sauve l’enfant et donne voie à l’adulte. Ce chemin, Anne-Marie Carthé l’emprunte aussi sur les pas de son père, poète. C’est par l’écriture que tout commence. Des petits carnets à secrets l’accompagnent depuis toujours. Seule la poésie est à hauteur du pire, viatique contre l’enfer, baume du quotidien, soleil des lendemains. Pour Anne-Marie, la poésie est une petite fabrique à images, que la peinture en parallèle fabrique en grand. Car ce petit bout de femme s’attelle dans son travail de plasticienne à de très grands formats aux thématiques souvent sombres pendant que sa poésie chante en écho la douceur qui habite son cœur. Sa mère qui habite son cœur ? Sa maman et sa terre natale. Au final, le plus important pour Anne-Marie, c’est la littérature, inspiratrice première et continue de toute sa création. Tout part de ce champ ouvroir d’imaginaires, de contrées insoupçonnées, de liberté et d’altérité. Passer du côté du roman, c’est donner corps – palpable – à l’autre.

21 Avis

  1. Marie-Hélène - at - - répondre

    J’ai adoré ce livre, beaucoup de poésie, bel hommage rendu à ta maman et à ta famille aussi. A travers l’histoire, j’ai revu tes parents avec leur humanité, leur gentillesse, leur générosité, leur joie de vivre, ta grand-mère, Marie, de belles personnes que j’aimais beaucoup et que je n’oublierai pas. Des souvenirs d’Algérie sont remontés, beaucoup d’émotion ressentie. Je me suis replongée dans le passé. Félicitations pour ce bel hommage rendu à ta famille. Elle serait fière de toi aujourd’hui, de ton parcours et de l’artiste accompli que tu es devenue. Surtout continue. J’ai hâte de lire ton prochain livre. Merci Jeanne……..

  2. Marie-Claire - at - - répondre

    Beaucoup de générosité dans l’écriture avec des phrases très poétiques qu’on lit et qu’on relit. Des personnages très attachants, une belle tranche de vie.
    Merci pour ce beau livre.

  3. Michèle Bayar - at - - répondre

    J’ai été troublée par le début, la mère regardant la photo, puis j’ai accepté ces irruptions de la poésie tout au long du livre. Elles donnent du flou au paysage, renforçant la sensation d’enfermement, avec des brèches sur une dimension infinie qui apparaissent ça et là au détour de ce récit fragmenté : ainsi page 56, suivant les promesses faites à elle-même et les projets de l’héroïne, que l’on sent ténus dans le contexte, ces quelques mots : « On meurt inachevé. »
    J’ai été particulièrement sensible à la seconde partie du roman en raison de mon histoire. Je me suis retrouvée dans le personnage de Jeanne, dans cette forme de schizophrénie qui veut tenir la violence à distance. Elle ferme les yeux, elle ne pose pas de questions, elle ne veut pas voir… La mort peut surgir sous ses pas, elle n’aura d’autre nom que l’absurde. L’homme étendu qui baigne dans son sang est une victime. Pour l’enfant, il y a la douceur de la famille, l’utopie des parents. La guerre – qui ne dit pas son nom et sa violence aveugle viennent d’ailleurs. L’auteur a su restituer avec subtilité la convivance des classes moyennes dans ce climat de danger constant. Elle a su dire l’impuissance de ceux qui voulaient vivre ensemble sans parvenir à choisir un camp, sinon celui de la fraternité.

  4. Aurélie - at - - répondre

    Lecture très prenante d’une belle famille et de belles amitiés ! Contente d’avoir pu lire vôtre livre Anne-Marie merci et félicitations pour cette très belle écriture.

  5. Francoise - at - - répondre

    Roman très attachant chargé de souvenirs, malgré une période assez difficile pour des femmes courageuses.

  6. Béatrice - at - - répondre

    La petite histoire dans la grande histoire. Celle d’une femme qui sort des sentiers battus pour aller vers elle-même. Un quotidien partagé offrant une belle présence. Et l’incompréhension de ce qui se passe, dehors, tout près, si près qu’il faut partir, reconstruire, sans faiblir.
    Et dans cette tourmente, une écriture qui invite à être paisible, qui inspire la paix.

  7. mohamed senni - at - - répondre

    Un roman difficile à lire à cause de sa simplicité, ses vérités même les plus dures qui nous font poser les vraies questions qui ne l’ont jamais été, l ‘absence de jugements et surtout celle des arrêts le plus souvent absurdes, la narration sortant des sentiers battus pour figer notre attention sur le sens de la vie, tels sont, à mon humble avis, les composantes de cette trame tissée – sans jeu de mots – par une maîtresse couturière. Une vraie délectation à ceux qui ont du cœur, en tout cas pour le Bélabbésien lambda que je suis

  8. Alegre Henriette - at - - répondre

    « Mère mon Algérie »

    ressemble à une auto-biographie où l’auteur, de son écriture sensible emprunte le point de vue de sa mère pour rendre un hommage sincèrement proche et délicat à l’évocation de ses parents.

    Et ses mots, qui viennent si naturellement de la langue maternelle expriment une conscience lucide et sereine en tissant le regard sur soi, puis, celui du lecteur, ou de la lectrice que je suis

    « Les mots de la langue maternelle sont-ils traduisibles? Ils sont notre peau, l’iris de nos yeux, le coeur de nos émotions les plus intimes, les liens de nos racines même lointaines. »(p.64)

  9. carthé - at - - répondre

    Sabaline Fournier
    Travaille chez Espace Dantza
    Habite à Pau
    Bonjour Anne Marie. Je voulais vous laisser une trace de ma lecture de « Mère, mon Algérie ». J’ai aimé l’écriture, savouré la forme et je l’ai surtout trouvé merveilleusement poétique. Aussi en ai-je pris quelques notes pour ne pas en oublier l’essence. Merci et bravo !

  10. Isabelle Goulard - at - - répondre

    Ecrit avec beaucoup de poésie et de retenue, ce livre nous montre comment il est possible de vivre ensemble même avec des origines culturelles et religieuses différentes. A lire absolument !!!

  11. Marie-Lyse Gaston - at - - répondre

    Je termine à l’instant la lecture de votre livre, « Mère, mon Algérie ».
    Merci pour la douceur et la simplicité avec laquelle vous décrivez les moments difficiles qu’ont traversé les personnages très attachants de votre histoire, sans jamais laisser la place à la haine et la colère. La couverture de votre roman est à l’image de son contenu, sur un fond parme un petit ange, aux ailes de papillon pour choisir son nouvel avenir malgré la blessure qu’il porte sur son ventre.
    Les valeurs de tolérance et de laïcité que vous décrivez sont d’actualité. Ce sont des valeurs si fragiles qu’ils faut en prendre soin au quotidien !
    Dans l’attente de votre prochain roman…
    Marie-Lyse GASTON

  12. Anonyme - at - - répondre

    Un délice. Très poétique, un régal à lire, plein d’humanité. L’auteur nous amène dans son voyage intérieur sans qu’on se fasse prier. Une bouffée d’air frais.

  13. Mireille Lefustec - at - - répondre

    Anne-Marie Carthé a quitté l’Algérie en 1962. A l’indépendance. Elle avait huit ans.
    Ses parents enseignants : mère espagnole, père français, ont dû s’exiler.
    Ce roman est une façon de plonger dans ses racines, de garder vivante la mémoire de sa mère.
    le livre se compose de trois parties, elles-mêmes réparties en courts chapitres. Cela laisse le temps d’une respiration avant d’aborder la tranche de vie suivante.
    C’est en 1946 que, suite à la grande douleur de la mort de son père, la jeune Norande se réfugie au couvent de Centourée-sur-mer, en Normandie pour y chercher l’apaisement.
    « Une nécessité intérieure s’impose alors à moi: me mettre à l’écart du monde quelque temps, loin de ce qui me rappelle sa présence à jamais perdue… »
    « Ma vie comme un arbre, cherche la source et le ciel. »
    Elle y apprend la couture qui deviendra sa passion .
    De retour au pays, dans la joie de retrouver les siens, elle pense déjà à conduire sa vie. « Je leur confie mes projets, anticipant les désaccords de ma famille. Ma volonté sera plus forte que mes craintes. »
    « Ma soif de liberté me porte, je sais que tout cela a un prix. »
    Elle veut enseigner la couture et mettra « tout en oeuvre pour y parvenir. »
    On a des personnalités affirmées dans la famille !
    La première partie, jusqu’en 1953, est celle des rencontres, des découvertes, des amitiés chaleureuses, de l’enseignement. L’ensemble est narré avec poésie par qui sait apprécier la beauté des choses, les plaisirs quotidiens.
    Malheureusement on connait L Histoire : la situation se dégrade, les militaires s’imposent, tuent. Les communautés amies se défont, la peur s’installe.
    « Les ressentiments des Algériens sont compréhensibles. Qu’est-ce qui justifie plus de confort, plus de considération, plus de respect, plus d’humanité tout simplement, envers un être humain plutôt qu’un autre? Et routes communautés confondues, les pauvres restent pauvres. »
    Anne-Marie Carthé , dans cet hommage à sa famille, à son pays natal, a écrit un livre passionnant dans un style que j’ai admiré.
    Je remercie chaleureusement Sylvie Darreau des éditions LA CHEMINANTE et Babélio son intermédiaire.

  14. Sultane - at - - répondre

    On s’installe dans ce livre comme dans un fauteuil confortable. Une tendre tiédeur nous enveloppe, constante, et l’on se trouve bercé par la voix douce et légère de la narratrice. Ça sent bon les fruits secs, le kahwa du matin, les pâtisseries grasses et le vent salé qui vient de loin. Les papilles s’émoustillent, les sens en éveil captent les bruits animés, chamailleries d’enfants, conversations de femmes étendant le linge, marché du coin… les yeux virevoltent dans une farandole de couleurs toutes plus épicées les unes que les autres, les corps s’animent, se meuvent au grès des phrases et c’est tout un peuple mosaïque qui revit dans ces mots.
    Anne-Marie Carthé est une virtuose qui fait renaître une époque, un peuple disparus, décimés par une guerre fratricide. Son lyrisme langoureux voltige au grès de sa pensée, floutée par des souvenirs vagues et imprécis, retours en arrière oniriques, qui donnent à sa prose une dimension poétique langoureuse. On attend, on s’ennuie, un peu, parfois, on assiste à la vie en vitesse accélérée, on a à peine commencé que c’est déjà fini.

  15. Béatrice Poncin - at - - répondre

    La petite histoire dans la grande histoire. Celle d’une femme qui sort des sentiers battus pour aller vers elle-même. Un quotidien partagé offrant une belle présence. Et l’incompréhension de ce qui se passe, dehors, tout près, si près qu’il faut partir, reconstruire, sans faiblir.
    Et dans cette tourmente, une écriture qui invite à être paisible, qui inspire la paix.

  16. Fleya - at - - répondre

    Une douce lecture. Un beau livre rempli de poésie, où on se plait à lire et relire de belles tournures de phrase, où on en vient à réfléchir sur le bonheur de vivre, où les moments simples de la vie deviennent tout d’un coup si importants et si beaux.
    Je pense bien avoir lu le livre trois fois à force de m’attarder sur la beauté des mots.
    Je reste tout de même avec le regret de n’avoir qu’un bref aperçu de la situation en Algérie (ce à quoi je m’attendais en lisant ce livre). Cela dit, je ne pense pas que ce fut le but premier de ce livre.
    Ce fut une belle découverte, et je compte bien partager ce livre avec ma famille (ayant vécu les mêmes événements).
    Je remercie Babélio et La Cheminante pour cette lecture.

  17. Mireille - at - - répondre

    « Communiquer avec l’autre, dans le respect, permet d’étendre nos connaissances, de renouveler notre pensée, donnant à chacun de nouvelles possibilités de choix, d’actions plus vastes empreintes avant tout d’humanité.
    La lettre, fil de soie entre deux âmes, distille l’immatériel d’une présence lointaine délicatement pliée dans l’enveloppe.
    Il est toujours émouvant d’avoir entre les mains le livre qui contient les traces d’un autre regard que le sien.
    Nos choix, nos attentes nous mènent au plus près de nous-même, de notre vraie nature et nous permettent de rencontrer les autres avec plus de vérité. » Extrait de « Mère, mon Algérie » d’Anne-Marie Carthé

  18. Neese - at - - répondre

    J’ai terminé votre livre aujourd’hui et il m’a bien plu.

    Je ne suis pas précisément un spécialiste du roman, j’en lis très peu, ou lorsque j’en lis, il s’agit le plus souvent de romans policiers ou de science fiction : Léo Mallet, Patricia Cornwell, Fred Vargas, dont j’ai tout lu, Raymond Chandler, Dashiell Hammet, Hadley Chase, Lemaire, Arthur Clarke, Bradbury, etc…

    Je ne me base donc pas sur une expertise quelconque, sinon les sentiments que j’ai éprouvés en lisant votre roman.

    J’avoue qu’au début, vers les pages 12 à 15, j’ai eu quelque mal à poursuivre et j’ai dû m’accrocher.

    Le style, à différents endroits, un peu trop sophistiqué, assez chargé, entrant par trop dans les détails dans sa recherche poétique , ne présageait, pour moi, je le répète, rien de bon. A priori, ce n’est pas ce que j’aime lire.

    Heureusement, j’ai continué, car après votre style devient plus naturel, simple, direct, élégant, disons sans trop de fantaisie et de virtuosité.

    J’ai crû d’abord que vous étiez très déprimée ou l’aviez été et que votre livre cadrait parfaitement avec un exercice d’écriture thérapeutique, mais j’ai vite compris qu’au-delà de l’histoire de votre mère, très intéressante en soi et très bien racontée, il y avait, plus qu’en filigrane une interrogation pure et simple sur le sens de la vie, donc une approche nettement philosophique.

    Un questionnement sur l’existence et le sens de la vie. Je parle de l’être humain puisque le sens est au centre de son être, on voit mal les plantes ou les animaux se poser ce type de questions, enfin quoique, sans doute auraient-ils eux aussi droit de savoir !

    Je partage parfaitement votre quête de sens, ainsi que les constats que vous faites sur la vie, ses absurdités, ses incertitudes, ses duretés, son caractère pathétique et tragique, mais aussi ses côtés magique, énigmatique et son merveilleux. Je me suis souvent dit « quel gâchis » !

    Vous mettez également excellemment en lumière le contraste entre l’innocence de l’enfant et les désillusions finales de l’adulte, entre la fraternité, le soin, l’amour et l’envie de vivre, de se réaliser pleinement et la haine, la cruauté et la volonté de détruire des humains. C’est admirablement écrit et avec une totale sincérité.

    J’ai vraiment bien aimé votre livre et l’évocation que vous faites du vécu de votre mère ou tout simplement de la vie en général.

    J’attends donc avec impatience votre prochain livre, je le lirai avec plaisir. Et merci pour ce premier roman très réussi.

    Très cordialement,

    Neese Claude

  19. Elisabeth LAGARDE - at - - répondre

    Vous retracez bien l’évolution des relations entre communautés  à travers le vécu de votre mère ; et vous n’avez effectivement pas de complaisance sur l’attitude de certains européens vis à vis des Algériens. J’ai hélas le sentiment, en lisant votre livre, de retrouver ces tensions qui pointent entre les différentes communautés composant aujourd’hui tous les pays du vieux continent.
    Élisabeth

  20. À l'attention de l'auteure - at - - répondre

    Après notre rencontre de samedi au salon Lire en Poche, je me suis empressé de lire votre livre (Mère, mon Algérie). Je l’ai lu d’un trait, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des années. Plutôt cartésien, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais très rapidement je me suis pris au jeu de suivre les pas de cette femme que je ne connaissais pas, recherchant même quelques informations sur ces endroits que je maîtrise mal. Quel plaisir de découvrir ces lieux et cette histoire. Je dois avouer que j’avais les yeux bien humides aux dernières lignes. Votre écriture de ce récit, bien que très mesurée je crois sur son côté politique, nous offre couleurs et odeurs à profusion.
    Bref, j’ai passé un très bon moment en compagnie de vos mots, et vous remercie encore de cette chaleureuse rencontre.

    Très respectueusement,

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