couv Si d'aimer

Informations

  • Genre: : roman
  • Supports: : papier
  • Pages: : 200
  • Format: : 14x19 cm
  • ISBN: : 978-2-917598-69-6

Présentation de l'ouvrage

PORTRAIT_HEMLEY_BOUM

PRIX IVOIRE DE LITTÉRATURE AFRICAINE D’EXPRESSION FRANÇAISE 2013
EN LICE POUR LE PRIX KOUROUMA DU SALON SALON DU LIVRE DE GENÈVE 2012

Roman à trois voix tournant autour d’une petite dizaine de personnages bien campés,
issus de milieux bourgeois et populaire de Douala, au Cameroun.
Trois récits de vies entremêlées en une danse des mots qui permettent
de survivre à la catastrophe des a priori et des sujets tabous.
Roman d’amours déçues, d’amitiés indéfectibles, de remises en cause inattendues,
où sida rime avec humanité.
Une approche inattendue du Sida qui reste une maladie tabou.
L’auteur semble bien connaître la question sans être prise au piège du pathos
et entraîne le lecteur dans l’intimité de personnages très attachants,
représentatifs de toutes les couches sociales.
Forte présence du contexte géographique qui permet aussi de découvrir Douala,
capitale économique du Cameroun, de l’intérieur.

« Si d’aimer » : gros coup de cœur littéraire de Joss Doszen à découvrir sur Agora Vox le média citoyen :
http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/si-d-aimer-de-hemley-boum-un-156841?fb_action_ids=857806920905943&fb_action_types=og.likes

Le point de vue de l’éditrice Sylvie Darreau : « Si d’aimer »… l’essentiel
Un manuscrit qu’on lit en entier en première lecture est d’emblée un objet précieux. C’est le cas de « Si d’aimer… » qui connaît depuis sa parution un phénomène rare : l’unanimité enthousiaste de ses lecteurs. La thématique autour de laquelle se tissent les trois récits de Salomé, Moussa et Valérie est a priori lourde, puisqu’il s’agit du sida surgi au sein de la société bourgeoise de Douala. Cependant, le sida n’est pas le sujet du livre, il en est le moteur. Symbole de l’irrémédiable quand elle s’abat sur une personne, cette maladie qui interpelle la mort condamne l’individu à l’essentiel. Condamnation qui est le point de départ d’une nouvelle vie, sans concession, sans mensonge, hors de toute la superficialité du quotidien, des relations sociales et familiales, et au coeur d’un questionnement ultime qui touche tout un chacun : que faisons-nous de nos vies ? Quelle suite leur donner pour ne plus passer à côté de l’essentiel ?

En cela réside toute la magie de ce roman, son incroyable optimisme au cœur du pire, qui fait basculer les personnages sur le versant de l’entraide, de l’amitié indéfectible, du courage, de la dignité. Point de compassion mièvre pour autant, bien au contraire, un humour puissant et un regard lucide sur la vie « d’avant » et sur le désir d’accéder à sa propre vérité. Le choix d’entremêler trois récits de la même histoire à la première personne fait émerger précisément la vérité de chacun en tant que personne à part entière. Il en va d’une vraie (re)conquête de sa propre vie. C’est peut-être là que le lecteur est véritablement embarqué dans l’histoire. Comprendre le déploiement de ces « je » – miroirs questionnant de nos propres individualités – tous les trois de plus en plus attachants au fil de leur récit. Dans le même esprit, avoir situé le roman dans sa ville natale permet à Hemley Boum de rendre totalement crédible toute cette fiction, sans l’enfermer pour autant dans le pittoresque. Douala symbolise ici une urbanité contemporaine où des hommes et des femmes, où qu’ils se trouvent, devraient reprendre leur vie en main.
Une lecture littéralement réjouissante et pleine d’espoir.

Hemley Boum

Après une maîtrise en sciences sociales à l’Université Catholique d’Afrique Centrale à Yaoundé et un troisième cycle de Commerce Extérieur à Lille, puis un DESS de Marketing et Qualité à l’Ecole Supérieure de Lille, Hemley Boum travaille 7 ans au Cameroun. Elle vit à présent en France. Son premier roman, Le clan des femmes a remporté un succès d'estime relativement important : plus de 3000 exemplaires vendus.

5 Avis

  1. Tchuidjang Edith - at - - répondre

    Une rencontre inoubliable avec ce roman qui au-delà de ces destins qui se croisent, m’a ramené à mes jeunes et belles années d’insouciance par ces lieux familiers. Je le trouve profond c’est un peu plus qu’un roman, c’est une remise en question de notre relation à l’autre, de la confiance que l’on accorde à l’autre et surtout quelles sont nos limites? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller par amour, par amitié, par respect des conventions, presque un essai sur notre société…

  2. François Aubry - at - - répondre

    Tout se passe dans l’Afrique d’aujourd’hui. Ou presque. Au Cameroun. Céline, une prostituée à l’attrait dévastateur, sert de révélateur aux destins de ceux qui croisent le sien. Pas toujours pour leur bonheur. A travers le témoignage d’un proche énigmatique et d’une femme venue d’un monde opposé, Céline se compose et se décompose sous nos yeux. Un troisième témoin, doctoresse sans état d’âme, apporte un regard clinique sur les soubresauts des corps et des cœurs. Et sur ce combat incurable qu’est la vie. L’auteur nous confirme avec force que si d’aimer parfois on meurt, toujours on en vit.
    François Aubry

  3. Marie Paule Fontana - at - - répondre

    J’ai lu le livre de Hemley Boum « Si d’aimer », que j’ai trouvé extraordinaire.
    Marie-Paule Fontana
    Médiathèque Plaisance-du-Gers

  4. Aurore Foukissa - at - - répondre

    J’aime les livres qui parlent a mon âme, questionnent mon vécu, bousculent mes certitudes et tutoient mes émotions.
    Ces livres me plongent dans une indolence/perplexité qui n’a cesse de s’étendre tant je suis stupéfaite par l’immensité de la profondeur de ce que j’ignore du reste du monde et du genre humain.
    « Si d’aimer » est de ceux-là.
    Un voyage étonnant dans un univers pourtant familier mais néanmoins complexe, celui de l’Afrique centrale, ses travers, sa beauté, son peuple et ses femmes.
    Les femmes.
    Fortes, fragiles, incontournables.
    Puissantes et tragiques, portant leurs vies et l’avenir de leur progéniture à bras le corps sans jamais flancher (sombrer).
    Les hommes n’y sont pas en reste, présents et forts de leurs imperfections, solides, protecteurs et assurant la survie du monde.
    Extraits: «Cet homme n’est pas qu’une couleur de peau, c’est d’abord et avant tout un être humain. Chaque fois qu’un être humain en croise un autre, il y a une possibilité de rencontre authentique et d’amour. Si nous nous fermons a cela, quel espoir nous reste-t-il? »
    « Renoncer a voir s’éclairer un jour les zones d’ombre du passé, laisser a chacun des protagonistes de notre enfance sa part de mystère, lui reconnaître une présomption d’innocence. C’est peut-être cela devenir adulte. Seul l’enfant peut juger et distribuer les rôles, d’un côté les bons, de l’autre les méchants. L’adulte lui sait ce qu’il en coûte de persévérer et à quel point les frontières sont fragiles. »
    « Si d’aimer » de Hemley Boum . Une lecture impérative. Un coup de cœur.

  5. grabet sandra - at - - répondre

    une pure merveille j’ai dévoré « Si d’aimer » en moins de 24h je suis devenue fan merci de m’avoir fait connaitre cette femme de grand talent

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