SANTO SOSPIR PRIX DECOUVERTE

Informations

  • Genre: : Roman
  • Supports: : Livres papier
  • Pages: : 142
  • Format: : 11x15 cm
  • ISBN: : 9782371270282

Présentation de l'ouvrage

« SANTO SOSPIR » de MAÏ-DO HAMISULTANE
PRIX DÉCOUVERTE 2016
DE L’HÔTEL SOFITEL TOUR BLANCHE DE CASABLANCA
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MAI DO HAMISULTANE PRIX DECOUVERTE

Quatrième de couverture : 

Après La Blanche, Maï-Do Hamisultane amplifie la force littéraire de son écriture
dans une forme très contemporaine inattendue : l’échange de SMS,
ponctué de références à la Grèce ancienne et à la Riviera
des années Cocteau dont les fresques offertes à la Villa Santo Sospir
constituent la toile de fond du roman.
Une plume singulièrement proche de celle de Marguerite Duras,
jusque dans son rapport au monde et aux autres.
À la manière des femmes de marins qui s’épanchaient
en saints soupirs espérant leur retour, l’héroïne,
Pénélope du XXIsiècle, explore l’attente interminable de l’amant –
voyageur au long cours de Tamanrasset à Kiev en passant par Samarcande,
le Caire et Casablanca. À la clé, la naissance d’un nouvel amour

Extraits :

« L’écriture c’est un peu le cœur, non ?
Moi, j’en retiendrais ce qu’en fait Mallarmé dans le poème
Le premier baiser où le mot cœur, au cœur même du poème,
est la condensation du verbe cueillir et du mot rêve. »

« Le matin au hammam public, je regardais ces corps nus, ingrats dehors,
d’une volupté insoupçonnée dans les volutes humides et vaporeuses
des salles successives aux zelliges blancs et bleus. 
Le bruit des seaux plein d’eau lancés sur les corps nonchalants
et ruisselants sur les sols. 
Une femme me frottant avec un gant grainé et les impuretés
allant rejoindre les eaux chaudes écoulées par les côtés.
J’avais l’impression d’être lavée du passé » […]

« Je n’ai jamais appris l’arabe.
Pourtant j’ai vécu à Casablanca quand j’étais très jeune.
Il y a une sorte de snobisme, certains diraient de complexe,
à ne pas apprendre cette langue, que dans certaines familles
on dit réservée aux domestiques.
J’ai parfois l’impression d’être aphone dans ce pays
qui est pourtant le mien. »

« Je l’ai regardé droit dans les yeux.
Ils étaient blancs ses yeux.
Il était aveugle.
Je l’ai pris pour un illuminé.
Mais c’était moi qui étais dans la nuit noire,
sans astre pour me guider. »

 

 

Maï-Do Hamisultane

Native de La Rochelle, Maï-Do Hamisultane passe une partie de son enfance à Casablanca, dans une villa familiale blanche, Art Déco, où règne une atmosphère singulière. Écrivains, intellectuels, cinéastes s’y retrouvent pour des soirées animées où la joie des idées et des points de vue débattus distille dans son cœur et son esprit l’or des champs intellectuels et artistiques. Un grand-père maternel marocain fassi, une grand-mère paternelle chinoise, un grand-père paternel vietnamien et un nom de famille « Hamisultane » originaire de l’Inde constituent une géographie universelle d’emblée littéraire. Comme un destin scellé dans la filiation qui l’accompagne naturellement dans ses études, en classe préparatoire hypokhâgne et khâgne BL (lettres et sciences sociales) au lycée Janson de Sailly à Paris, puis en licence de lettres à la Sorbonne avec à suivre des études de médecine, avec une spécialité en psychiatrie. Un virage à 180° ? Plutôt un dilemme dans l’horizon des possibles, aller vers l’autre par la mèdecine ou bien par la littérature, sa seconde nature. Elle publie des poèmes dans un quotidien marocain, avant de se lancer dans l’écriture de son premier roman, explorateur des sentiments amoureux, du deuil, de l’enfance et du deuil de l’enfance : "La Blanche", édité à La Cheminante. En une géographie maritime qui la fait naître et passer son enfance sur la Côte atlantique en France, puis au Maroc, et vivre à présent entre Paris et Nice, Maï-Do Hamisultane place son nouveau roman "Santo Sospir" sous l’égide des fresques de Jean Cocteau offertes à la Villa Santo Sospir de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Ici se joue symboliquement le destin de milliers de femmes, à commencer par Pénélope, dont l’attente du retour de l’aimé est un éternel recommencement. Saints soupirs des femmes de pêcheurs qui attendent leur retour improbable... L’héroïne attendra elle-aussi, jusqu’à l’arrivée d’un nouvel amant... Dans une écriture profondément habitée par le style de Marguerite Duras, Maï-Do Hamisultane offre dans Santo Sospir un récit envoûtant jusqu’à l’étourdissement, tout au long duquel elle sème des fulgurances littéraires lapidaires qui donnent à penser nos propres amours et notre rapport à la littérature.

Un Avis

  1. J.C - at - - répondre

    Je l’ai lu comme j’ai vécu trente jours d’une attente insurmontable. Alors que j’attendais, que je l’attendais et qu’il faisait si chaud. J’aurais voulu lire Santo Sospir. Il était trop tôt. « Les femmes attendent » toujours.. mais elles peuvent apprendre à prendre.Je l’ai lu, là… Au dernier point, j’ai soufflé, à nouveau. J’ai pu regarder vers ces trente jours passés qui resteront une éternité et que j’étais incapable de décrire. Ce livre est un écho à ceux qui se sont retrouvés paralysés, coincés dans l’illusion de l’instant amoureux. Alors j’ai repensé à la Dame de Shalott que Tennyson a merveilleusement chanté. Un bon roman permet toujours de jeter les ponts entre les rives livresques. Santo Sospir inspire et aspire à être rangé, une fois respiré parmi les beaux textes de la Grande Littérature.

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