Informations

  • Genre: : Essai
  • Supports: : Papier
  • Pages: : 224
  • Format: : 14x23 cm
  • ISBN: : 978-2-917598-86-3

Présentation de l'ouvrage

Portrait Sami Tchak Etonnants voyageurs 2014
Sami Tchak à Saint-Malo lors du Festival Etonnants voyageurs

 

La couleur de l’écrivain
par Sami Tchak

De la couleur des Hommes et de la société

Tout est question de couleur, mais plutôt que celle de la peau, ce sont celles des sensations, des sentiments, des peurs, des pensées,
des rencontres, des atmosphères, des rêves, des imaginaires et des fantasmes qui animent Sami Tchak.

Comme autant de pépites chatoyantes, les récits qu’offre ce grand essayiste et romancier togolais, dans cette comédie du monde,
transporte le lecteur dans des univers inattendus. Des récits comme autant de chemins réjouissants tracés dans une géographie qui mêlent villes, personnages, auteurs :
Beyrouth, Alger, N’Djamena, Harlem, Œdipe, Dostoievski, Julien Gracq, Mongo Beti, Ananda Devi…

Délicieux moments de lecture qui bousculent les habitudes
autour de grandes questions traitées avec humour et perspicacité.
Et l’auteur de déclarer que « nous usons de la géographie
pour donner des ailes à nos rêves ».

À n’en pas douter, les voyages sont au rendez-vous de La couleur de l’écrivain,
signant l’acte d’un citoyen du monde en quête de dignité pour tous.

 

Article Marianne sur La Cheminante

Sami Tchak

Lire Sami Tchak, c’est être embarqué aux confins du monde,de la misère et de soi-même. Lire Sami Tchak, c’est être embarqué dans le désespoir du pire à l’orée d’un lendemain qui pourrait chanter. Cet animal du verbe et du terrain, philosophe et sociologue de formation, sonde avec obstination la sexualité dans tous ses états, comme le lieu de l’humain par excellence, et y révèle dans ses dévoiements les plus crus et cruels l’impérieuse nécessité de s’intéresser à l’Autre. Le dé-chaînement des corps dans l’œuvre de Sami Tchak est acceptation de nos propres contradictions dans la pénombre de la nuit qui nous habite tous. En s’incluant dans la plupart de ses romans, l’écrivain togolais aiguille le regard des nantis vers les déshérités d’une contrée inattendue : l’Amérique latine. Cette dérive d’est en ouest, d’un continent à l’autre, est d’emblée une promesse littéraire, une géographie des tremblements d’où peut sourdre le désordre de récits de vie jaillis du plus profond de la fange, éclairant la réalité inaudible et invisible des bas-fonds. Cette voix donnée à de nombreux personnages dans ses intrigues n’est pas sans rappeler la fascination que voue Sami Tchak aux grandes plumes d’Amérique latine, idoles que son œuvre en marche égale peu à peu. De plus en plus. Outre les hommes, la géographie est au cœur de son écriture et de sa vie. Son village natal Bowounda, situé près de Sokodé au centre du Togo, constitue le point de départ d’une existence en mouvement tectonique, dont l’assise se forge par des études de philosophie à Lomé où il enseigne trois ans en lycée, puis à Paris où il obtient son doctorat de sociologie à la Sorbonne, puis sa nationalité française. Après quelques essais déjà portés vers les bas-mondes, Sami Tchak va découvrir dans la fiction l’arme la plus efficace, avec l’humour, d’une guerre sans arme contre la pauvreté et tous ses dommages collatéraux, et d’un questionnement continu sur son être-au-monde, dont l’expression la plus personnelle touche à l’universel. Ainsi, à partir de son voyage à Cuba à la fin des années 90 d’où sortira un essai sur la prostitution, Sami Tchak bascule dans la fiction qui lui permet de franchir le pas décisif d’un cheminement intellectuel et littéraire singulier : oser dire (et vivre ?) le pire, jusqu’à se mettre lui-même en danger et tenter par la littérature« de donner un sens, un sens moins fragile que les vies ». L’ Amérique latine érigée dans son cœur défile dans tous ses romans, de Cuba au Mexique et à la Colombie, devant le regard ébahi du lecteur qui découvre des vies à fleur de peaux tannées d’amours illicites et de combats perdus d’avance. Se dessine une géographie hispanisante pour cet auteur francophone né en 1960, l’année de l’indépendance de son pays natal le Togo, pays triplement colonisé par l’Allemagne, l’Angleterre et la France, qui lui ouvrit d’emblée un désir d’ailleurs. À n’en pas douter, Sami Tchak devait être cet écrivain engagé qui se dit ne pas l’être. Devait être aussi cet étonnant arpenteur du monde qu’il parcourt à présent en tout sens s’ouvrant à la porosité des paysages, des atmosphères, des rencontres, de l’Autre. Un homme qui explore aux confins du monde et sans jugements de valeur, la complexité de l’humain mis à l’épreuve de lui-même. Un humain, veilleur de nos ombres, qui interpelle tous les autres... Sylvie Darreau La Cheminante

Un Avis

  1. Sylvie Darreau - at - - répondre

    La pensée du monde de Sami Tchak séduit dans tous les interstices subtils où elle vient se loger pour signifier l’intranquillité fécondante de sa position d’écrivain noir, ce qu’il doit à ses maîtres, ce qu’il reproche à ses contemporains tout en s’y incluant. Plutôt donc un essai-comédie où l’écrivain entraîne le lecteur dans ses pérégrinations autour du monde et révèle des angles de vue inattendus sur l’altérité.

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